Les paroles des Anges


 
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 Stress

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Nagorah
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MessageSujet: Stress   Lun 25 Aoû - 23:53

Ca va peut-être paraître un peu théorique, mais, je crois, utile pour comprendre la suite : les émotions.

Le stress est souvent utilisé de façon abusive pour parler d'un état de tension, alors qu'il recouvre en psychophysiologie un processus bien précis.

J'aime bien définir les choses avant d'en parler, de façon à ce qu'on parle de la même chose !!!

Une fois que la notion de stress sera définie, on pourra discuter émotions, car elles aussi ont avoir avec le psychologique, le biologique et le spirituel.

Après quoi, on pourra voir comment "les contrôler sans se bousiller" !

l'introduction est donc un peu longue, mais j'espère qu'elle sera utile à tous !





Le stress

Etymologie : vient de distress qui vient du français destrece et estrece. Destrece signifie détresse et estrece étroitesse et oppression. A l'origine, ce terme est utilisé pour désigner la contrainte et la déformation imposées à un métal par des forces de pression, de tractation ou de torsion.

C'est en 1936, que Selye utilise le terme de stress pour désigner "la réponse non spécifique que donne le corps à toute demande qui lui est faite". Face à un agent stresseur, l'organisme va fournir des réponses à la fois spécifiques (propres à chaque individu) et non spécifiques (commune à tous). Pour Selye, cette demande d'activité non spécifique est l'originalité et l'essence du stress. Par la suite, Selye emploiera l'expression de "syndrome général d'adaptation" (SGA). Le SGA comporte 3 phases :

Phase d'alarme : l'organisme mobilise toutes ses ressources pour faire face à l'agression. Deux tps : phase de choc et phase de contre-choc.

Phase de résistance : commence environ 48h après l'agression ; les signes d'alarme disparaissent et sont souvent remplacés par les signes inverses.

Phase d'épuisement : apparaît quelques semaine voire plusieurs mois après l'agression. Reproduit en partie des réactions physiques de la phase de choc.



Pour lui, la privation de stress équivaut à la mort, mais une intensité de stress trop forte est pathogène. La distinction entre stress normal et stress pathologique repose sur l'efficience de la phase d'adaptation. C'est là qu'interviennent les spécificités individuelles : nous ne nous adaptons pas tous de la même façon aux mêmes événements.

Pendant la phase d'alarme, c'est le système hypothalamo-sympatico-adrénergique qui est activé. Libération de catécholamines et de glucocorticoïdes ; baisse de la résistance de l'organisme. Transmission rapide : quelques secondes et de courte durée : quelques minutes à quelques heures.

Dans la phase de résistance, c'est l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien qui est sollicité, libérant de façon massive des glucocorticoïdes par la corticosurrénale. Activation du système CRF (Corticotrophin Releasing Factor) qui libère une hormone corticotrope (l'ACTH) au niveau de l'antéhypophyse et favorise la production de corticostéroïdes.

Il en résulte une augmentation du glucose, une élévation du pouls et de la tension et un comportement d'éveil et d'hyper vigilance. A haute dose le CRF est anxiogène et entraîne des réponses excessives aux stimuli, des réponses de peur et une disparition de l'exploration du milieu. Un autre système est activé, qui se situe dans le tronc cérébral et qui libère de la noradrénaline qui provoque une vigilance accrue et une grande anxiété.

Pour Crocq (1999), le stress est "la réaction immédiate, biologique, physiologique et psychologique d'alarme, de mobilisation et de défense de l'individu face à une agression ou une menace". C'est aussi une réaction de courte durée (quelques minutes à quelques heures) qui se déploie dans un contexte de tension psychique exceptionnelle. Elle est utile, dans la mesure où elle permet à la personne de mobiliser énergie et forces pour trouver rapidement une solution adaptée à la situation. En ce sens, elle n'est pas pathologique, bien qu'entraînant des symptômes gênants (tachycardie, sueurs, élévation du rythme respiratoire et de la tension artérielle, etc.).



Par contre, si la situation exceptionnelle perdure, ou bien si des situations générant de fortes tensions se répètent à de courts intervalles, cette réaction, au départ salvatrice, se transforme en "stress dépassé". Le stress dépassé entraîne, à long terme, certaines conséquences dans l'organisme : affaiblissement du système immunitaire, augmentation de la fragilité des tissus, ostéoporose, destructions neuronales dans l'hippocampe, en partie à cause d'un excès de glucocorticoïdes.



Il semblerait par ailleurs, que certains éléments puissent constituer des facteurs prédictifs ou de vulnérabilité à l'état de stress post-traumatique. La dissociation péritraumatique, si elle peut être considérée comme un mécanisme de protection à court terme, devient par contre un facteur de mauvais pronostic à long terme.

De même, la fréquence cardiaque enregistrée après le stress paraît prédictive de la survenue d'un syndrome psychotraumatique à quatre mois. La différence du rythme cardiaque entre ceux qui développent le syndrome et le autres, reste nette et persistante au-delà d'une semaine après le trauma.

Les facteurs de stress sont variés; ne pas oublier les facteurs personnels : psychologiques, biologiques, culturels et sociaux.



Si vous avez des questions, n'hésitez pas !

Au menu du prochain châpitre : les émotions !
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MessageSujet: Re: Stress   Lun 20 Oct - 23:13

Au risque de paraître un peu prétentieux, j'émettrais les remarques suivantes:

"La privation de STROKE conduit à la mort", pas de stress. Le stroke (littéralement "coup") est une sorte d'unité de communication. C'est une caresse, un discours, une gifle ou n'importe quoi qui fait que l'on montre de l'attention à quelqu'un. Il est prouvé que les enfants cajolés sont plus doux que les enfants que l'on ne prend pas dans ses bras, notamment par des études anthropologiques sur des ethnies africaines ayant ces 2 types de comportement vis a vis de l'enfant.

Toujours pour couper les cheveux d'ange en 4, mais c'est le sujet de ton post donc pourquoi s'en priver, je pense pouvoir dire que les psychologues anglo-saxons distinguent le STRESS (conditions d'environnement) du STRAIN (adaptation à ce stress): on devrait donc dire que l'on est "STRAINé".

Bon, restons zen :mhjfùojg:


Dernière édition par Gbr-el le Sam 6 Déc - 19:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Stress   Jeu 6 Nov - 1:59

Gbr-el a écrit:
Au risque de paraître un peu prétentieux, j'émettrais les remarques suivantes:

"La privation de STROKE conduit à la mort", pas de stress. Le stroke (littéralement "coup") est une sorte d'unité de communication. C'est une caresse, un discours, une gifle ou n'importe quoi qui fait que l'on montre de l'attention à quelqu'un. Il est prouvé que les enfants cajolés sont plus doux que les enfants que l'on n,e prend pas dans ses bras, notamment par des études anthropologiques sur des etnies africaines ayant ces 2 types de comportement vis a vis de l'enfant.

Toujours pour couper les cheveux d'ange en 4, mais c'est le sujet de ton post donc pourquoi s'en priver, je pense pouvoir dire que les psychologues anglo-saxons distinguent le STRESS (conditions d'environnement) du STRAIN (adaptation à ce stress): on devrait donc dire que l'on est "STRAINé".

Bon, restons zen :mhjfùojg:



Bonsoir Gbr-el,

pour tes précisions; il est vrai que l'on parle de stroke pour toute marque, quelle qu'elle soit, d'attention, même violente, que l'on porte à quelqu'un.
En l'occurence, le sujet était le stress, considéré ici comme un agent extérieur interprété par l'organisme comme un danger et vis-à-vis duquel il va réagir en vue d'une défense, d'une adaptation (strain). Pour continuer de couper les cheveux des anges en 4 , je dirais que l'on se "STRAINe" (on s'adapte) face au stress (conditions extérieures) !
Il est probabale aussi que, par abus de langage, on ait étendu l'agent stressant au résultat, d'où le fait de dire que l'on est stressé.
L'essentiel, c'est de se mettre d'accord sur ce dont on parle !

Comme tu dis, restons , c'est encore le meilleur moyen de faire face au stress !

Au plaisir de te lire !

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MessageSujet: Re: Stress   Dim 7 Déc - 22:02

Je viens de lire un article très intéressant sur des cas de maladies induites directement par un choc émotionnel.

Il s'agit d'un article du Dr Pierre-Jean Thomas-Lamotte (neurologue).

Ce gars a également sorti un ouvrage aux éditions "Jardin des livres"
Et si la MALADIE n'était pas un HASARD

On y apprend notamment que Ray Charles était devenu aveugle à 3 ans, quelques mois après après avoir vu son frère se noyer devant lui.
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